Les Amazones

Dans Xena.

Les Amazones forment un peuple important du Xenaverse. Xena et Gabrielle les rencontre dans le 10e épisode de la première saison. Gabrielle en sauvant Terreis (la sœur de la reine Melosa) devient une princesse amazone. Puis, à la mort de Melosa, elle devient reine.
Mais il existe différentes tribus, qui ont des coutumes diverses que l’ont découvre au fur et à mesure des saisons.

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La mythologie.

Le mythe des Amazones appartient à la mythologie grecque.
C’est un peuple de femmes guerrières né d’Arès (dieu de la guerre) et de la nymphe Harmonie. Elles vivent au nord de la Turquie sur les rives de la mer noire et vénèrent Artémis. La légende dit qu’elles se coupent un sein afin de mieux tirer à l’arc.

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Une fois par an, elles s’accouplent avec les hommes d’une tribu voisine pour assurer leur descendance. A la naissance de leur enfant, elles gardent les filles auprès d’elles et les élèvent pour le devenir de la tribu. Et elles tuent les garçons ou les renvoient auprès de leur père.

C’est une société matriarcale, donc blâmée en tant que telle par les Grecs. C’est surement pour cette raison que de nombreux héros vont dans leur quête les approcher, aimer leur reine et les tuer.

– Achille (le Héros de la Guerre de Troie mais aux chevilles fragiles) affronte Penthésilée venue secourir les Troyens, s’en éprend et la tue.
– Priam (dernier roi de Troie) repousse une invasion Amazone.
Héraclès (autant rester dans la mythologie grecque, mais pour les xenites : c’est Hercule) pour l’un de ses travaux doit s’emparer de la ceinture d’Hippolythe. Bien sûr il s’éprend d’elle puis la massacre avec toute sa tribu.

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herakles combattant les amazones

– Thésée (le tueur du Minotaure) après avoir abandonné Ariane (qui l’avait quand même pas mal aidé…) épouse Antiope qu’il a enlevée. Cette reine Amazone meurt au combat.
Bellérophon, après avoir tué la Chimère affronte et vainc les Amazones. (Apparemment lui n’est pas tombé amoureux de la reine, pour une fois…)
– Alexandre le Grand rencontre une reine Amazone Thalestris (ou Minithya).

Ces femmes guerrières avaient pour attribut l’Arc et les flèches (symboles d’Artémis), qui leurs servaient à se défendre et à chasser, mais aussi le Labrys qui est une hache à double tranchant. Il est double pour symboliser la force et la féminité qui font la puissance des Amazones.

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Le Labrys est devenu le symbole des mouvements féministes puis lesbiens. Et on le retrouve notamment tatoué sur le bras de Corky (dans le film Bound).

 

Du mythe à la réalité :

Les Amazones ont-elles vraiment existé ?

Des fouilles archéologiques à la frontière entre la Russie et le Kazakhstan, ont permis de mettre à jour des tombes de femmes guerrières apparemment Scythes, enterrées avec leurs armes entre 600 et 200 av. J.-C.
Au XVIe siècle, les explorateurs de l’Amérique du Sud découvrent des peuplades similaires sur les bords du Maragnon qu’ils appellent alors le « fleuve des Amazones », d’où le nom d’Amazonie.

Il apparait donc qu’il a dû exister des groupes de femmes qui se sont organisées entre elles, jusqu’à fonder des sortes de sociétés matriarcales. Ensuite, comme toute histoire racontée, les bardes en ont rajouté pour rendre leurs récits plus attrayants. Par exemple le fait qu’elles se coupent le sein parait peu probable. Cette légende viendrait d’une mauvaise décomposition étymologique : A-Mazôn (a : privatif, Mazôn : mamelle). Il existe de nombreuses étymologies du mot Amazone, qui sont plus ou moins farfelues.

Enfin, qu’elles aient existé ou pas, elles ne pouvaient que faire partie du xenaverse…

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3 Responses to Les Amazones

  1. Kip - Chicken says:

    Amazones d’hier et d’aujourd’hui

    Lorsque l’on prononce le mot « Amazones » celui-ci nous évoque en général des femmes de légendes puissantes, indépendantes et guerrières.

    La référence à ces femmes fut souvent reprise dans la littérature, bien qu’Homère fut le premier à faire allusion aux amazones dans son récit sur la guerre de Troie « La tombe de la bondissante Myrina – Amazone ainsi qualifiée par la vitesse de son char » puis dans un poème du cycle épique qui faisant suite à l’Iliade « L’amazone Penthésilée, fille d’Arès et Thrace de nation, vint au secours des Troyens, après avoir fait preuve de grande prouesse, elle fut tuée par Achille et enterrée par les Troyens. » , le nom d’amazones a également été repris par différents groupes de femmes guerrières ou pacifistes, toutes engagées dans différentes sortes de combats depuis des siècles.

    Les Amazones du Dahomey

    Au XVIIIème siècle, le roi Houégbadja créa un détachement de « chasseresses d’éléphants » qui faisait également office de garde du corps. C’est son fils Agadja devenu roi, qui en fit une armée d’élite. Elles étaient recrutées très jeunes parmi les plus saines et les plus fortes et suivaient un entrainement quotidien intensif. Certains racontent qu’elles devaient tuer à mains nues un taureau, ou traverser trois fois une construction d’épines. Elles excellaient au maniement des armes et au combat au corps à corps. Ces jeunes femmes avaient l’obligation de rester vierges et étaient conditionnées pour n’obéir et ne vénérer que leur roi.

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    Seh Dong Hong Reh fut la femme leader des amazones du Dahomey sous le règne du roi Gezo. En 1851, elle emmena au combat 6000 femmes armées de lances, d’épées et de flèches contre les canons de la forteresse d’Egba. Seulement 1200 d’entre elles survécurent à la bataille.

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    En 1891, lorsque la guerre éclata entre la France et le Dahomey, le roi envoya 2000 d’entre elles combattre en tête des armées. Elles n’hésitèrent pas à se lancer dans des combats au corps à corps non seulement contre les soldats Français, mais aussi contre les tirailleurs Sénégalais et Congolais. Beaucoup d’entre elles furent tuées au cours de la bataille d’Atchoupa.

    La légion louera « l’audace et l’incroyable courage de ces combattantes ». Le petit journal de l’époque qualifiera dans un article ces amazones de « femmes combattant avec une énergie surprenante et un mépris total de la mort ».

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    La dernière amazone du Dahomey s’est éteinte en 1979.

    Les Amazones de Guinée

    C’est avec l’arrivée du premier gouvernement de la Guinée indépendante, qu’un orchestre composé de gendarmes, mais exclusivement féminin voit le jour. Cette formation, dont la première apparition date de 1961, prendra le nom « d’amazones de Guinée » à la mémoire des femmes guerrières qui s’étaient battues contre l’invasion des Français au Dahomey.
    Le message qu’elles véhiculent depuis plus d’un demi-siècle est la défense de la liberté, de l’égalité, de la justice et l’émancipation des femmes Africaines.

    Leur dernier album est sorti en 2008.

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    La garde prétorienne ou les Amazones de Kadhafi

    Etaient un groupe de 40 femmes combattantes issues de l’académie militaire. Elles portaient l’uniforme kaki, sanglé d’or. Elles étaient expertes dans le maniement des armes et les arts martiaux.
    Tout comme les amazones du Dahomey, elles devaient demeurer vierges et étaient prêtes à se sacrifier.

    Les Amazones de la paix

    En juillet 2002, trois femmes surnommées « Les amazones de la paix » déposèrent devant un parterre de journalistes internationaux une pétition de plus de 76 000 signatures recueillies en 4 jours pour amener l’ONU à imposer des sanctions économiques au Rwanda et exiger le retrait des troupes Rwandaises de la république du Congo.

    On trouve encore aujourd’hui de nombreuses références aux amazones. Comme « La nuit des amazones » une manifestation qui s’est tenue à Montpellier, dédiée aux femmes artistes et inspirée du roman « Amazones de l’arc en ciel » de Fabienne Larivière qui raconte la vie au XXIème siècle de trois amazones, femmes libres et militantes écologistes convaincues et engagées qui se croisent dans un festival culturel.

    Le raid amazones, dont la première édition date de 2001 et exclusivement réservé aux femmes.

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    http://www.raidamazones.com

    Ou encore l’association « Les amazones », des femmes qui après avoir subit l’ablation d’un sein après un cancer ont choisit de ne pas reconstruire et revendiquent l’asymétrie de leur corps.
    Par des créations artistiques et des expositions, elles souhaitent changer le regard qu’on leur porte en donnant de nouvelles lettres de noblesse à la féminité.

    Image hébergée par servimg.com
    http://www.lesamazones.fr

  2. Themys says:

    Merci beaucoup Kip pour ce complément d’information !
    Les Amazones existent donc d’une manière ou d’une autre…

    Pourquoi il me vient dans la tête comme un cri de guerre « Towandaaaa ! »

  3. Legendrina says:

    lol Towandaaaaaa !
    Mais Towanda n’est pas une Amazone ! C’est une justicière ! Pas pareil.

    Mais Towandaaaaaaaa quand même !

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