Transcript VF 1×13

Académie des Bardes d’Athènes

Transcript VO (Whoosh!)

PROLOGUE

Scène 1

Homme 1 : Attendez ! Attendez ! Juste une minute !

Gabrielle : Tu sais, c’est impoli d’interrompre une barde quand elle relate un conte héroïque.

Homme 1 : Mais tu as dit… qu’il faisait jour !

Gabrielle : Excuse-moi ?

Homme 1 : C’était le matin… quand cette… Xena s’est perdue. Donc il faisait jour, pas nuit.

Gabrielle : Bien.

Homme 2 : C’est vrai.

Gabrielle : Très bien. Le jour. Et venue de nulle part, Xena sauta sur un guerrier féroce encapuchonné qui venait de massacrer un groupe de villageois. Elle se battit vaillamment jusqu’à ce qu’il disparaisse. Elle pansa les blessures d’un homme à terre. Elle fit tout ce qu’elle pouvait pour aider… mais…

Xena : Appuie dessus aussi fort que tu peux. Nous devons arrêter le saignement.

Teresia : Non ! Eloigne-toi de lui. N’as-tu pas assez de sang sur les mains ?

Gabrielle : Les villageois croyaient qu’elle avait tué leurs amis.

Gabrielle : Personne ici ne se soucie de savoir qu’elle n’a tué personne. Personne ne se soucie qu’elle ait essayé d’aider ! Personne ne croit qu’elle a combattu le vrai meurtrier ! Tout ce dont vous vous souciez c’est d’exécuter quelqu’un !

Gabrielle : Mais ils refusèrent d’écouter.

Homme : Tu auras ce que tu mérites.

Palinios : Tout le monde ! Ecoutez mes amis !

Gabrielle : Jusqu’à…

Palinios : Cette brave et noble femme… elle a été la dernière chose que j’ai vue… combattant un homme lâchement masqué qui nous a attaqués. Elle l’a battu pour nos vies, alors que nous étions de parfaits étrangers. Vraiment, je le dis, elle est l’âme de la bonté. Et nous la remercions, de tout notre cœur. 

Gabrielle : Et ainsi, ils connurent la vraie Xena.

Homme : Superbe histoire, bon boulot.

Gabrielle : Merci.

Orion : C’était très bien.

Gabrielle : Merci.

Vieil homme : C’était beau.

Orion : Qui t’as entrainée ?

Gabrielle : M’entrainer ? Oh… personne… pas au sens classique du terme. J’ai juste… j’aime les histoires.

Orion : Et tu vas à la compétition ?

Gabrielle : Quelle compétition ?

Orion : La compétition des bardes… pour l’Académie des Bardes d’Athènes. Seuls les quatre meilleurs participants auront une invitation. Je… j’espère en faire partie.

Gabrielle : Tu racontes des histoires aussi ?

Père d’Orion : Oui. Mais il n’a pas le temps de les raconter maintenant.

Orion : Papa, elle est géniale. J’étais juste en train de lui dire qu’elle devrait se présenter.

Père d’Orion : Ce n’est pas gentil de donner de faux espoirs aux gens, fils. Je suis sûr que ton histoire était mignonne.

Gabrielle : Mignonne ?

Père d’Orion : Mais l’Académie ne prend que les individus talentueux. La liste est déjà pleine. En plus, être barde n’est pas pour les jeunes dames. Les histoires de ménage ne sont pas populaires. Viens.

Gabrielle : Histoire de ménage… mignon.

Xena : Je viens de parler à ce type de Keremus. Il y a un Cyclope là-bas qui vole le bétail des fermiers locaux. Nous pouvons y être demain matin. Je suppose que je n’ai pas à te demander si tu es intéressée.

Gabrielle : C’est loin d’Athènes ?

________________________________

ACTE 1

Scène 1

Gabrielle : J’ai toujours voulu étudier à l’Académie. Et je pourrais enfin avoir ma chance.

Xena : Tu es sûre que ce n’est pas juste pour montrer au père de ce type de quoi tu es capable ?

Gabrielle : Eh bien… d’accord… il m’a un peu vexée. Mais… c’est l’Académie. Suis-je supposée laisser passer l’occasion de voir se réaliser un rêve ?

Xena : Non… personne ne devrait abandonner ses rêves. Combien de temps partirais-tu ?

Gabrielle : Oh… peut-être quatre ou cinq ans, ou… peut-être un peu moins si je… si j’étudie vraiment dur. Tu ne remarqueras même pas mon absence.

Xena : Même si j’avais une armée autour de moi, Je noterais quand même ton absence. Tu veux de la compagnie ? Au moins jusqu’à Athènes.

Gabrielle : Eh bien… tu dois t’occuper de ce problème de Cyclope à Keremus. Et… au cas où je ne l’aurais pas…

Xena : Oh tu l’auras, Gabrielle. Tu es une bonne conteuse. Je ne me souviens que d’une seule histoire qu’on m’a racontée quand j’étais jeune. C’était à propos de deux orphelins qui décidèrent de parcourir le monde à la recherche de leur famille. Ça parle de toutes leurs aventures et comment ils n’ont jamais cessé de chercher. Mais la partie dont je me souviens le plus, c’est la fin.

Xena et Gabrielle : Et quand le premier homme…

Gabrielle : …Atteignit la fin de son voyage, il se retrouva…

Xena et Gabrielle : … Au début.

Gabrielle : La famille qu’il avait cherchée avait parcouru le monde avec lui. La seule famille qu’il ait jamais connue… dont il ait jamais eu besoin… se tenait à ses côtés. Je connais l’histoire.

Xena : Merci d’être ma famille. Tu es comme une sœur pour moi. Maintenant, va réaliser ton rêve.

Scène 2

Twick : Il… dégaine son é-é-épée. Il d-d-dégaine il d-d-dégaine son é-é-épée. J’espère que je n-n-ne ferai pas ça quand je me p-p-présenterai pour parler.

Orion : Calme toi. Si ça ennuie les autres, c’est leur problème. Raconter une histoire ce n’est pas que la diction, c’est l’histoire. Hey, salut, tu l’as fait. C’est génial.

Stallonus : … énorme…

Gabrielle : Eh bien… Je pensais jeter un coup d’œil.

Euripide : Sa vision tomba sur le visage d’un horrible spécimen.

Gabrielle : Il y a beaucoup de monde ici.

Orion : Oui… certains sont très bons. Ce type là-bas, c’est Euripide. Il raconte une histoire…

Euripide : Il contempla galamment…

Orion : … si tu restes éveillée assez longtemps. Et… Stallonus… il n’y a aucun moyen de s’endormir avec ses histoires.

Stallon : … Mais il manqua ! Et il le poignarda !

Gabrielle : Tu sais, nous n’avons pas été correctement présentés. Je sais Gabrielle.

Orion : Gabrielle. J’aime comme ça sonne. Je… Je déteste mon nom. Je vais en changer pour quelque chose de dramatique, quelque chose d’héroïque. Pourquoi pas… Draco ?

Gabrielle : Draco ?

Orion : Oui.

Gabrielle : Non, non, non… pas Draco. C’est un méchant. Tu vois, j’ai rencontré Draco. Draco… était sur le point de piller un village quand Xena intervint.

Draco : Nous pourrions être géniaux ensemble. Tu dois savoir maintenant qu’on ne peut jamais fuir son passé. Xena, assume ton côté sombre… ne lui tourne pas le dos. Viens avec moi. 

Xena : Tu as dit d’une façon ou d’une autre… c’est l’autre. 

Gabrielle : Xena releva le défi… un combat… à mort. Celui qui toucherait le sol le premier perdrait. Ainsi, il partit et ne revint jamais souiller le sol du village de sa présence.

Orion : D’accord… alors je jette Draco. Je dois trouver quelque-chose.

Gabrielle : Pourquoi pas… Orion ? Voilà un nom héroïque.

Orion : Orion… j’aime bien.

Scène 3

Femme : Ton nom ?

Euripide : Une appellation n’illumine pas les mystères pressentis de notre impalpable essence.

Femme : Ton nom était là-dedans ?

Euripide : Euripide.

Femme : Ah oui… Euripide. Tu loges au hall de Zeus, chambre douze.

Euripide : Douze… la bénédiction du Zodiaque. Cela augure de bonnes choses.

Femme : Suivant !

Gabrielle : Gabrielle.

Femme : Non.

Gabrielle : Oh il doit être là.

Femme : Hmm.

Gabrielle : Tu es sûre ?

Femme : Hmm.

Gabrielle : Tu as bien regardé ? Et là-dessous ? Non, non ! Oh je suis désolée ! Je suis désolée. Désolée. Oh… non… là… laisse-moi regarder. Oui… nettoie tout ça. Pardon. Et… celui-ci ?

Femme : Ah ah oui, le voilà… Gabrielle. C’est très étrange. Ils ont oublié de te loger.

Gabrielle : Vraiment ? J’ai spécialement demandé le lit double avec vue.

Femme : Pour l’instant, tu resteras dans le quartier des servantes, au hall de Zeus.

Gabrielle : Tous les artistes souffrent pour leur art.

Femme : Suivant !

Scène 4

Prof : Prenez un siège, s’il vous plaît, pour que nous puissions commencer.

Gabrielle : Hey !

Prof : Pour les quelques prochains jours, vos vies seront confiées aux Muses. A la fin de cette période, quatre d’entre vous seront choisis pour continuer. Une bonne histoire… vient de l’observation de la vie. Comment raconter les mystères…

Orion : Qu’est-ce qui se passe ?

Gabrielle : Rien… je pense comme une de mes amies. Je veux dire, qu’est-ce qui pourrait arriver ici ?

Prof : Comme je le disais, comment traduire un évènement en une histoire passionnante et engageante ? Voilà le but du barde !

Assassin : [hurle]

Voix de Femme : Il s’enfuit !

________________________________

ACTE 2

Scène 1

Gabrielle : Tout va bien ?

Prof : Cela suffit ! Calmez-vous ! Tout le monde s’assoie ! Ce que vous venez de voir à l’instant était un évènement ! Maintenant, comment en faire une histoire ?

Gabrielle : C’était de la triche.

Prof : Excuse-moi, jeune demoiselle ?

Gabrielle : Ceci n’était pas un évènement. C’était de la manipulation. Tu vois, la véritable histoire se passerait maintenant… si tu étais vraiment mort. Parce que… la plupart des gens pensent que la mort est une fin… alors qu’en fait, la mort peut être le début d’un fabuleux conte. Tout a commencé dans le château d’un roi.

Céleste : Très bien, Sisyphe… mais cela ne change rien. Dès que nous aurons fini, nous partirons.

Sisyphe : Splendide. Après tout, une visite de ta part n’arrive qu’une fois dans la vie.

Gabrielle : La Mort… aussi puissante était-elle… fut capturée par Sisyphe.

Céleste : Tu réalises ce que cela signifie ?

Sisyphe : Bien sûr…

Gabrielle : Xena et moi dûment combattre Toxeus et son armée de guerriers morts-vivants pour la libérer et lui rendre sa flamme éternelle. Une fois la Mort libre, le diable qu’était Toxeus mourut.

Céleste : Quelqu’un d’autre a besoin de moi. 

Gabrielle : Alors survint la partie la plus difficile. Je devais dire au-revoir à quelqu’un à qui je tenais.

Gabrielle : Attends. Attends. Il doit y avoir une erreur.

Talus : Non, Gabrielle, ce n’est… pas une erreur.

Gabrielle : Ça n’est pas possible.

Talus : Nous nous rencontrerons à nouveau, un jour… de l’autre côté.

Gabrielle : Tu ne m’oublieras pas ?

Talus : Comment le pourrais-je ? 

Gabrielle : Et nous apprenons à ne pas craindre la Mort… mais à l’accepter comme une partie de la vie. Tu vois ? Il n’y avait aucune morale à ta fausse mort.

Voix d’Homme : Ouais !

Scène 2

Orion : Tu étais géniale. Gabrielle, pouvons-nous… parler plus tard de la narration ?

Gabrielle : Oui, j’adorerais.

Père d’Orion : Fils ! Viens ici ! C’est ta rivale. Rappelle-toi ce que je t’ai dit… reste à l’écart. Quand on y sera…

Scène 3

Stallon : Et il arracha les chaines du mur ! Et puis il… et puis il… là il traversa et défonça la porte ! Et là… de l’autre côté, il y avait tous ces mecs en train de se battre ! Et tiens, et tiens, et tiens, ils approchent ! Et…

Gabrielle : Hey ! D’accord, d’accord mais c’est quoi la morale ?

Stallon : La morale c’est… en fait il tue tous les méchants. Pourquoi ? C’est pas assez ?

Gabrielle : C’est un peu… vide. Non pas que ce ne soit pas excitant. Je veux dire… tu m’as vraiment emportée quand il arrache les chaînes du mur.

Stallon : Ouais.

Gabrielle : C’est juste que… eh bien quand je raconte une histoire, j’aime qu’elle ait une belle fin. Tu sais ? Enjoliver la conclusion.

Euripide : Même si tu transformes le chant mélodieux de la vérité des Muses en un appel trompeur des sirènes.

Gabrielle : Tu parles toujours comme ça ?

Twick : Je lui ai dit que tu connaissais X-Xena, mais il n-n-ne me croit pas.

Euripide : Il existe des histoires sur la Princesse Guerrière… qui sont tellement froides… qu’elles peuvent glacer le cœur. Je vous rapporte un conte comme il me l’a été relaté par un témoin de la souffrance et de la douleur. Elle était sans pitié, usant de ses ruses féminines dans des actes d’une traitrise sans scrupule.

Iolaus : Fais-tu ceci pour tous les guerriers ?

Xena : Seulement les cas spéciaux.

Iolaus : J’espère qu’il n’y en a pas trop.

Xena : En ce moment, il n’y a que toi. Reviens plus tard !

Soldat : Mais Hercule est là !

Iolaus : Hercule ?

Xena : Il a dû nous suivre.

Iolaus : Pourquoi ferait-il ça ?

Xena : Peut-être qu’il n’a pas confiance en moi.

Iolaus : Il ne devrait pas.

Xena : Ou peut-être pense-t-il que tu n’es pas assez viril pour m’aider.

Iolaus : Pars d’ici !

Hercule : Tu n’as pas répondu à ma question.

Euripide : Et dans un plan machiavélique, Xena parvint à retourner les deux camarades l’un contre l’autre. Voilà l’histoire de la tueuse nommée Xena.

Stallon : Tu sais ce que j’ai entendu à propos d’elle ? Elle sortait ses épées et… et… slash ! Et… et encore ! Et elle contrait ! Et encore ! Et là… ahhh ! Direct dans les tripes. Bien ?

Gabrielle : D’accord. Je ne peux pas débattre avec ça. Mais c’est seulement la moitié de l’histoire. Tu vois… en chacun de nous il y a le désir de faire le bien, d’être bien. Et c’était la même chose avec la Princesse Guerrière.

Soldat : Je pensais les avoir tous tués.

Darphus : Tue-le !

Xena : Arrête ! Tu tues ce bébé, tu es le suivant à mourir. Contrairement à ce que certains semblent penser, je suis toujours le chef de cette armée.

Gabrielle : Mais le passé est une maîtresse dure et peu disposée au changement. Ses propres hommes la forcèrent à relever un défi à mort.

Darphus : Bien.

Soldats : La puissante Princesse Guerrière en prend un coup. Bien joué.

Gabrielle : Mais à présent que le bien avait planté ses racines, la volonté de survivre était trop forte. Sa destinée était à présent de se battre pour l’innocent. Et c’est ce qu’elle a fait. Et ainsi, Xena devint bonne.

Orion : Raconte-s-en une autre.

Gabrielle : Assez parlé de ma meilleure amie. J’aimerais dormir un peu, s’il vous plaît.

Euripide : Je voulais… euh…

Gabrielle : Euripide… bonne nuit.

Euripide : Bonne nuit.

Twick : Bonne nuit.

Gabrielle : Bonne nuit, Twickenham.

Twick : Bonne his-his-histoire, hein ?

Gabrielle : Je me demande dans quelle aventure Xena s’est lancée.

Scène 4

Orion : Et la plus puissante des épées n’aurait pu fendre la médaille de la vertu. Ainsi il trouva l’amour et la passion, avec la femme qu’il connaissait si bien, sans pour autant la connaître. C’était comment ?

Gabrielle : Je n’ai pas pu la voir. Je suis désolée. Je n’ai rien pu voir.

Orion : C’était facile avant. Pourquoi je ne peux plus le refaire ? Je veux dire… je raconte des histoires depuis que j’ai cinq ans.

Gabrielle : Pourquoi tu m’observes quand tu racontes l’histoire ?

Orion : Pour pouvoir juger ta réaction. Tu vois, mon père veut que je sois capable d’ajuster mon histoire si je vois le moindre signe d’ennui ou de distraction. Quand j’étais petit, je ne regardais personne. J’avais l’habitude de fermer les yeux et essayer de voir l’histoire se mettre en place. Je me fichais de savoir si le public aimait ça… seulement si moi j’aimais ça.

Gabrielle : Si tu ne l’aime pas, personne n’aimera.

Orion : Je suppose. Mon père dit que je pourrai l’aimer une fois à l’Académie. Chaque chose en son temps. Il a raison… bien sûr.

Gabrielle : Même si son fils doit être malheureusement pour y aller ?

Femme : Gabrielle, nous devons te parler.

Scène 5

Prof : J’ai bien peur qu’il ait été porté à notre attention que tu n’es pas supposée être ici.

Gabrielle : Mais j’ai… j’ai une chambre.

Prof : Je n’ai pas dit que tu n’étais pas intelligente. Polonius ?

Père d’Orion : Mon fils et moi avons rencontré cette jeune femme dans une taverne. Elle ne savait pas pour l’Académie avant que mon fils ne lui en parle.

Femme : Tu n’as pas pu être enregistrée à ce moment-là. Et mes listes ne montrent aucune Gabrielle nulle part.

Prof : Prends tes affaires et pars. Cette entrevue est terminée.

________________________________

ACTE 3

Scène 1

Gabrielle : C’est quoi ces visages ? Ce n’est pas la fin du monde. J’ai un endroit où aller.

Euripide : Le courage vient dorénavant de ton cœur vaillant comme… la sève d’un chêne blessé.

Gabrielle : merci, Euripide. C’est gentil… je crois.

Orion : Je ne peux pas croire que mon père a fait ça. Je suis désolé.

Gabrielle : Orion, ce n’est pas ta faute.

Twick : Les au-au-au-revoir sont…

Euripide : Ce que Twickenham essaie de dire c’est que la séparation transperce le cœur comme la lame redoutable d’Ajax envers les ligaments de…

Twick : Non ! Je dis que les au-au-au-revoir sont durs !

Gabrielle : Tu as raison. Ils sont durs. Juste quand nous commencions à nous connaître, hein ? Cela semble m’arriver souvent.

Stallon : Qu’est-ce que tu veux dire ?

Gabrielle : Eh bien… comme quand j’ai rencontré le meilleur ami d’Hercule, Iolaus.

Iolaus : Bonjour.

Vendeur : Bonjour. Tu es celui qui est intéressé par la coquille d’Aphrodite, c’est ça ? Tu ferais mieux de sauter rapidement sur l’occasion avant qu’il ne l’ait… cinq dinars.

Iolaus : J’ai bien peur que tu m’aies confondu avec quelqu’un d’autre.

Gabrielle : Je l’ai aimé tout de suite. Je ne savais pas si je le reverrais un jour. Mais soudain, il apparut exactement au bon moment. Il s’avéra que nous avions beaucoup de choses en commun. Quand il fut blessé, nous nous ouvrîmes l’un à l’autre.

Gabrielle : Laisse-moi te raconter une autre histoire.

Iolaus : Oui.

Gabrielle : Autrefois, il y a très longtemps, tout le monde avait quatre jambes et deux têtes. Et puis, les dieux envoyèrent des éclairs et séparèrent tout le monde en deux. Chaque moitié avait deux jambes et une seule tête. Mais la séparation a laissé les deux parties avec une envie désespérée d’être réunie. Parce que chacune partageait la même âme. Et depuis ce jour, tout le monde passe son temps à chercher l’autre moitié de son âme.

Gabrielle : C’était bien de te connaître.

Iolaus : C’était plus que bien. 

Gabrielle : Enfin, nous dûmes nous dire au-revoir. Il semble que je doive le dire encore.

Twick : Attends ! J’ai une idée.

Gabrielle : Quoi ?

Euripide : Ton adieu n’est pas rendu. La rosée du matin ne doit pas toucher la courbure de tes semelles fuyantes. Notre rêverie nous a conduits…

Stallon : Reste jusqu’à la compétition de demain.

Orion : S’il te plaît.

Scène 2

Prof : Pour la phase de la compétition d’aujourd’hui, nous avons l’honneur de recevoir en tant que président du jury le grand barde Gastacius. Twickenham, sur la scène, s’il vous plaît. Twickenham, il y a un problème ?

Twick : N-n-n-n-non ! Non, je ne le ferai pas. Aucun de nous de jouera à moins que Gabrielle ne soit autorisée à concourir.

Prof : Gabrielle a triché pour entrer dans la compétition. Elle a été disqualifiée. Vous savez bien que vous pouvez être disqualifiés pour ceci aussi ?

Euripide : Alors nous rejoindrons tous l’armée des dépossédés. L’appel des Muses n’influera pas mon âme.

Gabrielle : Qu’est-ce que vous faites ?

Orion : Aucun de nous ne concourra à moins que Gabrielle ne soit réintégrée.

Gabrielle : Ne faites pas ça, s’il vous plaît, pas pour moi. Ils ne voulaient pas dire ça. Je leur parlerai.

Prof : Gastacius dit qu’il aimerait voir la performance de la fille. Quand tu es prête.

Gabrielle : Je suis un peu prise de cours là. Je n’avais pas prévu de faire cela. De la même façon… je n’avais pas prévu de trouver un bébé dans une rivière… mais il était là. Ainsi, nous devions trouver un foyer pour cet enfant innocent. Mais ramener le bébé à son foyer n’allait pas être facile. L’enfant était plutôt courageux face au danger.

Xena : Gabrielle, le bébé !

Gabrielle : Oh, non ! 

Gabrielle : A la fin, la bonté l’emporta et l’enfant atterrit dans de bonnes mains.

Gastacius : Ce que vous avez fait ici est de la folie. C’est de la folie que cette jeune femme ait été exclue de cette compétition. Elle doit être acceptée. L’art ne passera jamais après les règles.

Voix d’Hommes : Oui ! Bien dit !

Scène 3

Orion : Ainsi, Atlas porte, sur ses puissantes épaules, la terre pour l’éternité.

Gabrielle : C’était génial.

Euripide : Ta performance était audacieuse.

Père d’Orion : Non, c’était terrible ! Viens ici ! Commence au début, tout de suite !

Orion : Je chante Atlas, le plus grand des Titans.

Père d’Orion : Qu’est-ce que je t’ai dit ? Garde tes yeux sur moi ! Recommence !

Orion : Je chante Atlas, le plus grand des Titans.

Père d’Orion : Le plus grand des Titans ! Allez ! Concentre-toi ! Lis ton public ! Rends les mots justes !

Gabrielle : Il ferait bien mieux si vous le laissiez faire !

Père d’Orion : Ne l’écoute pas. Elle veut que tu perdes. Recommence !

Orion : Je chante Atlas, le plus grand des Titans.

Père d’Orion : Ce n’est pas un jeu ! Allez ! Donne-moi une performance !

Orion : Arrête !

Gabrielle : Orion !

Scène 4

Stallon : C’était la nuit. Une créature entra dans le camp… et il avait une corne. Et, et… ils se battirent. Ils se battirent avec tout ce qu’ils avaient. Et sa corne sur le nez ! Et ils s’enlacent et se battent ! Et il y a cette fumée qui lui sort du nez ! Oh.

Gabrielle : Oh je… je pense que si tu avais un peu plus de personnages et un peu moins d’action, tu pourrais t’en sortir.

Père d’Orion : Tu as gagné.

Gabrielle : De quoi parles-tu ?

Père d’Orion : Orion quitte la compétition et rentre à la maison. J’espère que tu es contente de toi.

________________________________

ACTE 4

Scène 1

Gabrielle : Orion !

Orion : Laisse-moi tranquille.

Gabrielle : Orion ! Tu ne peux pas abandonner.

Orion : Ce n’est pas toi qui m’as dit « si ce n’est pas drôle, ne le fais pas » ? Eh bien ce n’est plus drôle pour moi.

Gabrielle : Alors rends-le drôle à nouveau.

Orion : Facile à dire pour toi. Ça fait si longtemps que je n’ai pas raconté une histoire à ma façon que je ne sais pas si je peux, ou si mon père me laissera faire.

Gabrielle : Ton père t’aime. Tu l’as dit toi-même. Il ne veut que le meilleur pour toi. Il… il se trompe un peu sur la façon de faire. Je parie que les bonnes histoires que tu racontais manquent autant à ton père qu’à toi.

Orion : D’accord. Comment ?

Gabrielle : Arrête de focaliser sur la destination. C’est le voyage qui est amusant.

Orion : Que veux-tu dire ?

Gabrielle : C’est… c’est ce que j’ai appris en voyageant avec Xena. Chaque jour est une nouvelle aventure, un nouveau défi. Tu dois aller chercher ça. Ton père t’a poussé à ne penser qu’à la victoire. Mais tu ne l’auras jamais à moins que tu n’en profites pas. Tu comprends ?

Scène 2

Orion : Je vais concourir aux finales.

Père d’Orion : Fils, écoute !

Orion : Je vais le faire à ma façon, papa… point final.

Scène 3

Gabrielle : Voici l’histoire de deux amies. Elles se rencontrèrent en des temps difficiles. Elles apprirent à prendre soin l’une de l’autre.

Xena : C’est dur d’être seule.

Gabrielle : Tu n’es pas seule.

Gabrielle : Elles devinrent une super équipe. Elles vivaient des aventures.

Gabrielle : Xena, je vais tomber ! Dépêche-toi !

Xena : Tiens bon ! J’arrive ! Saute !

Gabrielle : Tu es folle ?!

Xena : Saute !

Gabrielle : Si je meurs, je ne te parlerai plus jamais !

Xena : Saute, Gabrielle… Allez ! Saute ! Tu appelles ça un saut ?

Gabrielle : Non, c’était un bon désespéré ! Le mieux que je pouvais faire !

Xena : Tiens les rênes.

Gabrielle : Certaines aventures finissaient mieux que d’autres. Et ensemble, elles apprirent les mystères de la vie.

Xena : Regarde comme la surface de l’eau est calme. C’était moi autrefois. Et puis… l’eau fait des vagues et s’agite. C’est ce que je suis devenue.

Gabrielle : Mais si nous restons ici assez longtemps elle redeviendra immobile à nouveau. Elle redeviendra calme.

Xena : Mais la pierre est toujours là-dessous. Elle fait partie du lac, à présent. Il peut ressembler à ce qu’il était avant, mais il a changé pour toujours.

Gabrielle : Merci.

Twick : B-b-bien joué.

Stallon : C’était fantastique !

Euripide : La cadence de tes mots a bouleversé le visage de mon esprit ardant.

Gabrielle : Hein ?

Euripide : J’ai beaucoup aimé.

Gabrielle : Merci.

Orion : Tu étais géniale.

Gabrielle : Tu le seras aussi. Souviens-toi de ce que tu m’as dit. Tu fermais les yeux et tu voyais l’histoire prendre vie. Vois-la encore, Orion.

Orion : J’en ai bien l’intention.

Euripide : A-t-il clos ses orbites ?

Gabrielle : Oh, oui.

Orion : Je chante Spartacus, le gladiateur rebelle. Il tomba amoureux tout en combattant pour la liberté.

Spartacus : J’imagine un dieu pour les esclaves et… je prie.

Femme : Pourquoi pries-tu ?

Spartacus : Je prie pour un fils qui naitrait libre.

Homme : La terrible peine de crucifixion a été annulée à la seule condition que vous identifiiez le corps ou l’homme appelé Spartacus.

Hommes : Je suis Spartacus. Je suis Spartacus…

Orion : En dépit de sa grande souffrance, ses rêves se réalisèrent.

Femme : Voici ton fils. Il est libre, Spartacus, libre. Il est libre. Il est libre. Il se souviendra de toi, Spartacus, parce que je lui raconterai. Je li raconterai qui était son père et quels étaient ses rêves.

Scène 4

Orion : J’aurais aimé que tu restes.

Gabrielle : Ça ne devait pas arriver. Félicitation. Essaie de voir si tu peux faire qu’Euripide de détende un peu.

Orion : Je verrai ce que je peux faire. Hey, Stallonus n’a pas l’air trop déçu.

Gabrielle : Il convient mieux aux Jeux Olympiques. Mais Twickenham… je suis si heureuse qu’il y soit arrivé.

 Orion : Gabrielle… merci. Tu m’as appris à être moi-même. Je ne l’oublierai jamais.

Gabrielle : Au-revoir. Quel est ton vrai nom, au cas où tu deviennes célèbre ?

Orion : Homère. Mais Gastacius veut m’appeler le barde aveugle parce que je ferme les yeux.

Gabrielle : Homère. J’aime bien. Au-revoir.

Orion : Au-revoir, Gabrielle.

Père d’Orion : Je suis fier de toi, fils. Es-tu heureux ?

Orion : Oui, papa. Merci de demander. Merci de t’occuper de moi.

Scène 5

Gabrielle : Salut.

Xena : Alors, qui a gagné ?

Gabrielle : Moi.

Xena : Alors que fais-tu ici ?

Gabrielle : Eh bien, je sais que ça va paraître stupide, mais j’ai réalisé que pendant qu’ils racontent des aventures, toi et moi nous pouvons les vivre.

Xena : C’est bien que tu sois revenue.

Gabrielle : Ça va faire une super histoire.

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